Nous ne connaissons pas encore l’origine des bâtiments de « tournayre » (prononcez tour-r-r-na-i-ré en roulant le « r » ).
Cela veut dire « le tournant » ou « le virage » en patois, il s’agit sans doute du virage bâtit comme une base de tour.

N.B. : si vous vous perdez, seule cette prononciation vous permettra de retrouver votre chemin si vous interrogez un habitant !

La quantité de pierres taillées de très gros formats gisant ça et là, l’ogive en pierres appareillées sur la façade de la maison, des meurtrières dans le sous-sol de cette même maison, la construction même du « Tournayre » laissent à penser que nous sommes soit sur les vestiges d’un château fort ou d’une maison forte, soit que les éléments ont été partiellement déplacés et réutilisés il y a fort longtemps. L ’origine des châteaux forts et maisons fortes de la région datant du treizième et quatorzième siècle .

La source, dont l’accès est taillé et appareillé dans le rocher, doit dater de la même période et justifiait son accès par le fait que le chemin était un chemin communal racheté dans les années 1980 et était dans les siècles précédents un chemin important d’accès à Agen. Vous remarquerez d’ailleurs que la deuxième branche des chemins vers Saint jacques de Compostelle, celle par Condom (le GR 65-2) longe le Domaine.

La source dans le rocher n’est pas la seule source du vallon, vous en identifierez au moins deux autres en descendant.

La cascade est naturelle, la cascade et le bassin de rétention ont dû être réalisés par un précédent propriétaire qui profitait de la chaleur et de l’humidité du vallon pour cultiver des plantes aromatiques asiatiques. C’est la raison des bosselages parallèles apparaissant sur  « le pré du bas ».

Remontons dans la partie haute du domaine. La grange « la soute » est une construction beaucoup plus récente, elle n’en est pas moins étonnante de proportion et de rectitude. Elle est implantée directement sur le rocher.

Le bâtiment des gîtes « à tribord » et « à bâbord » était une dépendance simplement couverte datée de 1831 sur le linteau de la fenêtre du pignon sud, et rénové dans les années 1990. Le futur « gîte au norois» est construit sur les bases d’une grange en ruine détruite par nos prédécesseurs en 1999, ce qui explique une partie des pierres de taille qui l’entoure.

« Le potager » et « les ruines de Sembas » utilisent pour leur agencement les pierres de tailles d’un bâtiment détruit sur le parking de l’église.

Extrait du "Guide des villages de France" édition DESLOGIS :

Le village de Sembas :

En 1283, le Sénéchal Agenais, pour le roi d'Angleterre et l'Abbé de Pérignac, fondèrent une Bastide au lieu-dit Penchaville qui s'identifia avec Lacenne.
La ville neuve fut détruite pendant la guerre des 100 ans. La plus part des lieux-dits ont été élevé à la fin du Moyen Age sur des bases plus anciennes.

L'Eglise de Sembas, Romane abside du 12ème siècle, nef du 15ème siècle.

Eglise de Lacenne du 14ème siècle

Château de Lacenne du 18ème siècle.

 
     


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